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Le Bourg (Haut Langoiran)
 
 
 

L'église se trouve sur la place Michel Garraut au Haut-Langoiran, accessible par la route départementale D240 qui mène a Capian depuis le rond-point du stade Alain-Giresse ou, depuis le lieu-dit du Pied-du-Château par la route départementale D10, Capian par la route départementale D119.
Principal point d'intérêt :

Une église romane datant du XI ème siècle.

L'édifice, construit au Moyen age en style roman, porte le vocable de St Pierre depuis au moins 1326.
Le mur nord de la nef, le choeur et son portail, date du xie siècle.
La nef, non voûtée, est de petit appareil avec des contreforts plats montant jusqu'au toit. les fenêtres, très haut placées, sont ébrasées en dedans, à ressaut en dehors.
Le chevet, de neuf travées, est du xiie siècle.Le bas-côté était construit au sud en 1541 par le maître maçon Martial Rous.
Deux pierres gravées sont conservées dans le mur occidental du bas-côté : l'une porte une inscription en caractères gothiques ayant trait à Saint Pey de Langoiran, datée « 1402 », et l'autre rappelle la construction de l'ancien clocher en 1604.
Ce clocher, en forme de tour carré surmontée d'un toit en pavillon et recouverte de tuiles plates, est bien visible sur le dessin de Henri Maignan.
En 1864, suivant les directives de l’archevêque de Bordeaux Mgr Donnet, l'architecte Paul Abadie a commencé la reconstruction de l'église.


Le Pied du Château
Principal point d'intérêt :

La forteresse du XIII ème siècle (château Médiéval).


Le château de Langoiran a été construit au XIII siècle par la famille d'Escossan. La seigneurie de Langoiran a été un des éléments les plus prestigieux et les plus puissants du duché d'Aquitaine. Elle a été mêlée aux luttes entre les rois d'Angleterre et de France. Les seigneurs de Langoiran furent tous au service du roi-duc, c'est à dire du Duc d'Aquitaine, Roi d'Angleterre, excepté Bérard qui à la fin de sa vie, après avoir été capturé par Bertrand du Guesclin à Eymet en 1374 jura fidélité au de France. Il mourut en 1379 après avoir été blessé sous les murs de Cadillac (commandé à l'époque par un certain Bertrand Courant ) .

 

En 1601, la seigneurie échut à la famille d'Affis, Guillaume d'Affis, seigneur de Langoiran, fut Président à Mortier du Parlement de Bordeaux sous le Fronde ( guerre civile qui frappa la France de 1648 à 1652 ). La pièce maîtresse du château est sans nul doute son donjon appelé aussi "grosse tour". Selon un manuscrit ancien, le dojo aurait été dédié à Saint George. On trouve la première trace de sa construction en 1304, en Angleterre. C'est l'un des plus imposants donjons de France, du moins par son diamètre. En effet, ce donjon cylindrique fait 16 mètres de diamètre et 18.5 mètres de haut.

Le donjon comprenait deux étages voûtés reliés par un escalier à vis encore existant. Le premier étage faisait 8 métres de haut jusqu’à la clé de voûte, et il était pavé de carreaux sur lesquels on pouvait voir les armes des seigneurs d'Escoussan, des éléments floraux et formes géométriques. Les voûtes étaient peintes et recouvertes d'un semi de léopards d'or sur fond de gueule ( couleur rouge), faisant parti des armoiries de cette famille collatérales qui se sont succédées. La Prieuré St Germain construit au XVIII siècle, ce prieuré fut bâti sur les fondations d'un ancien prieuré du moyen age, siècle qui dépendait de l'Abbaye de la Sauve- Majeure.
 
 
 

Résumé du rapport scientifique archéologique de la DRAC-2017

  

Au pied du château de Langoiran, dans la palue se trouvent les traces discrètes d’un site archéologique dont l’existence a été révélée grâce à des photographies aériennes prises lors de la grande sécheresse de 1985, mais aussi grâce à des tessons de poterie retrouvés au cours des différents labours effectués à l'époque. Les photographies ont aussitôt permis d'identifier le site comme étant le château primitif de Langoiran, dit le Castera. Le site a été acquis quelques années après sa découverte, par l'administration Bibonne, et a fait l’objet, depuis 2007, de plusieurs campagnes de fouilles qui ont confirmé l’hypothèse avancée dans les années 1980. Il s'agit bien d'une petite fortification qui fut vraisemblablement construite dans le courant du XIe siècle et qui a été abandonnée à la fin du XIIIe siècle, très probablement au profit de la forteresse de Langoiran, qui domine aujourd’hui la vallée de la Garonne. Plusieurs campagnes de fouilles ont été organisées par une équipe composée d'enseignants-chercheurs et d'étudiants de l'Université Montaigne. "En 2015, la septième campagne de fouille programmée du site du castrum du Castéra de Langoiran avait quasiment permis de solder la fouille d’un tiers du site. Depuis lors, avant de poursuivre les opérations de terrain, il a été décidé de faire un bilan de l’acquis. Les années 2016 et 2017 ont été consacrées à l’avancée de la post-fouille en ciblant tout particulièrement les études de mobiliers [les objets trouvés sur le site, bien souvent appelés artefacts] et la réalisation de datations afin d’affiner la chronologie du site. En 2017, une autorisation a été demandée auprès du service régional de l’archéologie dans le seul but de compléter les relevés planimétriques et stratigraphiques. Cette opération a eu lieu et n’a pas donné lieu à des fouilles et donc d’avancée significative sur le terrain. Elle a permis en revanche de disposer des données complémentaires nécessaires à la réalisation d’une synthèse globale et de programmer la reprise du terrain..." Sylvie Faravel (Responsable du parcours archéologie préventive du Master Sciences archéologiques de l’Université Bordeaux Montaigne).

Nous espérons vivement qu'une nouvelle campagne de fouilles soit organisée l'année prochaine, car il y a là objets à de nombreuses découvertes. Cela permettra aux langoirannaises et langoirannais de s'approprier, encore un peu plus, le passé de leur commune.

 

Au moment des guerres de religion, la famille de Montferrand détient le château. A cette époque, les frères Montferrand, Charles (catholique), gouverneur de Bordeaux, et Guy (protestant), seigneur de Frespech jouèrent un rôle primordial dans la vie politique et religieuse de la Guyenne. Après la mort te Charles, Guy, le cadet devint seigneur de Langoiran.

 

En ce temps là, celui-ci s'appelait le prieuré Saint Clair. De nos jours, il ne reste qu'une partie de la chapelle médiévale (probablement XVIe ) et de son ancien cimetière ( tombes du VIIe et du XIIe siècles). Le moulin seigneurial du Pied du Château fut construit par le Marquis de Jumilhac, Baron de Langoiran et de Lestiac sur Garonne au XVIIe - XVIIIe siècle et remanié au XIXe siècle. Les plus anciennes maisons du Pied du Château se situent rue des Remparts,et datent de la fin du XVIIe siècles.

Le Port (Bas Langoiran)
 
 
Langoiran est le premier port avec des quais bâtis. Il a connu son apogée au XVIIIème siècle grâce à un important trafic fluvial. Les célèbres gabares, construites à Langoiran, transportaient la pierre extraite des carrières environnantes et surtout le vin des fameux coteaux.

Langoiran comporte une partie basse moderne et une partie haute plus ancienne : dans la ville basse, longer les quais de la Garonne puis remonter le long de l'Estey, où s'aligne toute une série de maisons anciennes faisant partie de l'ancien quartier du port.

C'est le lieu où s'installèrent les artisans et commerçants dont le nombre et la variété donnaient à notre pays son principal centre d'activité.